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Comment maximiser la consommation d’aliment des truies en période de lactation ?

Le nombre de porcelets de qualité vendus par truie et par an est une composante clé de la rentabilité de l’élevage porcin. L’augmentation homogène du poids des porcelets dès la naissance et le taux de pertes avant sevrage dépendra de la production laitière de la truie. La quantité de lait produit est directement liée aux apports nutritionnels de l’aliment et à la mobilisation des réserves corporelles. Au cours de la lactation, la truie voit  donc ses fonctions physiologiques fortement sollicitées. Comment maximiser l’ingéré et donc la production laitière  tout en préservant l’état des truies ?

 

L’alimentation en lactation a une forte incidence sur la production de lait, le poids des porcelets au sevrage et sur la reproduction des truies au cycle suivant. Les besoins des truies en lactation sont particulièrement importants, d’autant plus que le nombre de porcelets à élever est conséquent.

Sur quels points faut-il être vigilant pour éviter une sous-consommation préjudiciable ?

Le niveau d’ingestion spontané de la truie est en général tout juste suffisant à couvrir ses besoins. Il varie notamment en fonction de l’ambiance (température, hygrométrie etc.), du rang de portée, de la génétique, de la concentration énergétique de l’aliment…
La consommation d'aliment chez la truie est particulièrement réduite dans le cas de stress thermique résultant d’une température ambiante trop élevée : été, climat tropical, consigne de réglage de chauffage de la salle... Ces températures ont pour effet de diminuer l’appétit de la truie. La consommation sera également limitée par la capacité d’ingestion propre à l’animal, particulièrement chez les primipares. En effet, au sein d’un même troupeau, la consommation spontanée de truies primipares en lactation peut facilement être de 20-25% inférieure à celles des multipares. Par ailleurs, les jeunes truies ont en plus un besoin de croissance à satisfaire. La quantité de nutriments ingérée n’en est donc que plus importante.

Quels risques une consommation insuffisante fait-elle courir à la productivité de la truie ?

Une production laitière insuffisante va accroître le risque de pertes sous la mère (dépérissement, écrasements) et affecter la croissance de la portée : les porcelets sevrés seront moins nombreux, plus légers et moins vigoureux. Or un bon démarrage des animaux en maternité est gage de performances après sevrage.
Une sous consommation d’aliment des truies va également impacter le retour à la reproduction après le sevrage. Une truie qui ne consomme pas assez va compenser en puisant dans ses réserves. Une mobilisation des réserves lipidiques et protéiques excessive en lactation aura des conséquences sur le cycle suivant, telles que l’allongement de l’intervalle sevrage-oestrus, la baisse du taux de mise bas, une taille de portée réduite. De telles baisses de performances de reproduction se traduisent concrètement par une augmentation du taux de réforme, particulièrement des réformes précoces.

Que faut-il faire pour optimiser la consommation d’aliment pendant cette période délicate ?

Dès la mise bas, l’objectif est d’atteindre rapidement un niveau d’ingestion maximal, grâce à un bon démarrage en consommation et donc en lactation, ce qui permettra de maximiser la production laitière.

  • La conception d’aliments de qualité doit permettre l’apport de nutriments nécessaires à la couverture des besoins des truies primipares et des multipares. Il est également possible d’y intégrer des ingrédients visant à favoriser leur consommation : des facteurs d’appétence, des solutions améliorant la valorisation de l’aliment ingéré, des solutions limitant le stress oxydatif suscité par la mobilisation de ses réserves et/ou des températures élevées ; le tout devant profiter à la truie et à ses porcelets.
  • L’état corporel en gestation devra être géré de manière à atteindre un état d’objectif à la mise bas pour garantir un état des réserves suffisantes et ne pas compromettre l’appétit en lactation.
  • L’accès à l’eau  est un élément crucial pour la production laitière. Une truie qui ne boit pas suffisamment ne mangera pas non plus comme il faut. La quantité, mais aussi la qualité de l’eau, sont à considérer.
  • La présentation de l’aliment : préférer un aliment en granulés ou miettes plutôt que sous forme de farine ; un aliment plutôt humidifié que sec.
  • La gestion des repas : multiplier la fréquence des repas (3 au lieu de 2), les distribuer plutôt tôt le matin ou en fin de journée dans le cas de températures élevées. Une simple augmentation de 5% de la consommation d’aliment peut permettre de sevrer un porcelet de plus.

 

Ces leviers d’action sur l’amélioration ne sont pas exhaustifs. La prise en compte de facteurs comme le rang de portée, la génétique, le climat, le système d’alimentation, est déterminante dans la réussite de l’élevage. Il existe des logiciels, des recommandations nutritionnelles, des techniques à mettre en œuvre pour satisfaire au mieux tous ces besoins. Nos spécialistes pourront vous aider à déterminer des voies d’amélioration possibles pour maximiser l’ingéré en lactation. N’hésitez pas à les contacter !

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